C'est le silence qui témoigne. C'est la parole qui profane.
Sous-marque de coca Fromage râpé et pain et tranches de poulet premier prix Pour les croque-monsieur Et biscuits au chocolat premier prix aussi Et sucre et lait et papier toilette et carottes râpés C’était des petites courses à Trente euros Et nous avions...
Les princes sauvent les princesses des dragons pour les dévorer à leur place.
Un malheur est vite arrivé. Le hasard s’en fout. Il joue. Il jongle. Ongles vernis ou ongles crasses, le bruit reste le même lorsqu’ils crissent. Pas de tableau sans cicatrice. Tandis qu’au dehors, à la nuit tombée, les chats libres filent et s’enfuient...
Un roi sans reine n’est qu’un couronné de plomb. Un prince sans princesse n’est jamais qu’un fils de roi. Une fois encore, repu de sa solitude Seul le bouffon triomphe.
Elle est dans ton coeur. Bon. Il est également possible que s'il bat autant lorsque tu penses à elle, c’est qu'elle essaie désespérément d'en sortir.
Incessantes Inépuisables Eternelles Sont les caresses De la Beauté Le cœur s’en sentirait Comme agressé Suffoquant Etouffé Etourdi et Aveuglé Par l'éclat Omniprésent Et démesuré Du Beau. Je regarde la danse Des ombres Sur le dos sublime De l’une Allongée,...
J’erre. Par là-bas par ici j’erre. D’un instant à l’autre, d’un moment, d’un lieu… je tournoie. Tout passe, nécessaire affliction d’un quotidien en rut. Du vent. Je rêve des bises bonnes et des baises braisées. Je berce l’ennui au songe d’un Zéphyr affolé....
L ’après-midi d’une nuit quelconque J’ai tué des chiens des loups Comme on tuerait l’hiver La lumière jaune Te dessinait D’une couleur autre Et endormie. J’ai transfiguré la lune. Et éteint toutes tes noblesses Pour n’en garder que les sucs Ebahis. Certains...
Début, fin, tout s'inverse. Finalement je t'écris du jour. Le soleil se lève, je me couche. C'est dans mon désordre des choses. Je me regarde regarder, je m'écouter parler, je me relis, et j'ai l'impression de jouer à la poupée. Non, écoute, ce n'est...
Il est un arcane je crois Dont le mutisme Enraye les gestes faussement quiets Du Paradisier Et du Séraphin. Il élève Le sillon larmé des beaux vers Et tiédit La lippe affamée des poux froids. Il lénifie Le tremblement des berceaux Et fléchit les ambitions...
Camarade libre Eteins les consciences Les morales Contredis-toi Sans honte Ne prend jamais rien au sérieux Ris de toi Pleure de toi Et de tout Et d’un rien Fais-toi haïr, Aimer. Intrigue Ou lasse D’un égal Egard Vidé de tout calcul. Brûle les étapes Laisse...
Parfois aux prémices du jour qui se lève, tandis qu’endormie sur le coté tes cheveux se mettent subitement à briller au rythme des étirements du soleil, et qu’alors l’aspect entre lait et miel de ta peau se dore lentement dessous ton expression tranquille...
Vivant, l’essentiel est autre L’essentiel tient du délire (le délire est essentiel) et la folie est un paradis chronométré Le délire –se baigner dans la terre, se traîner dans la boue – l’essentiel – se noyer pour le plaisir d’exploser au-dedans, et d’emmener...
M iel, je dois passer voir Zinedine, mon oncle, et ma tante. Frisson, j’y vais, il fait nuit. J’y vais, je me tiens les bras, le dos courbé, et j’avance comme si j’avais froid. Il ne fait pas froid. Gouttes, j’avance indifféremment. Funérarium. Briques...
E t la fièvre -éternuer sous l’eau, panser des morts, croire des idiots sur parole –et le délire, arrêter un poisson, piéger un chat, analyser un diamant, ramper avec des échasses.