Top articles
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Lettre à C. (3): Employé du réel / Postier-Poète-Prophète
(...) Mais je m’égare à tes fesses. J’ai le crâne lourd à force d’écrire, et tu dois commencer à l’avoir assez pesant toi aussi, à force de me lire ou de me survoler. Je digresse une toute dernière fois : tu remarqueras que je parle d'emploi plutôt que...
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Lettre à C. (2) : Comique Cosmique / La Main de la Nuit
(...) C’est que j’aime, moi, un peu toutes les saveurs du comique : il possède précisément le quart de mon cœur. Les trois autres sont pour la Poésie, pour toutes les formes d'ébahissements ou d'indignations qui parsèment les ombres terrestres, et pour...
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Les Mots sont comme Nous (lettre à Charlotte) - 1 & 2
Lille, le 14 Mai 2013. 1. Pour Charlotte. Pas pour la nénette sympa qui a échangé quelques poses et quelques sourires avec moi dans le réel : pour l'ombre sublime et effilée qui se dessine derrière, dessous, et dans les mots dissous et dissolus que j'ai...
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Garine Terrorisé (9/12): l'Avortement
I l est impossible de déféquer un enfant. C’est bien trop gros pour un anus. On ne peut pas le vomir non plus -le corps, même pris en faute, est ainsi fait qu’il admet toujours son hôte. Chose insolite. Il est construit de la sorte, le corps des hommes,...
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Merde.
Merde, pense Garine. Merde aux ingérences de l'estomac au dedans des affaires de l'esprit. Merde aux digestions qui alimentent en regrets sans fins et en puanteurs normées les égouts de mes rêves. Merde aux trêves. Merde aux soigneurs qui se démènent....
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Majeur et annulaire
J'ai vu mes os c'était étrange mon doigt coupé figé de chair J'ai ramassé l'empreinte tombée dans l'escalier et l'ai posée Sur la petite table, puis dans le verre, Comme un cocktail bordé de sang Soupire en l'air, le cœur battant Je regardais et je pensais,...
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Ma Poésie
1- Le milieu de la nuit. C’est le milieu de la nuit. Il lui semble, au vrai, que c’est tout le temps le milieu de la nuit. C’est le laps de temps qu’il connaît le mieux. Le seul durant lequel il se sent réellement éveillé, l’esprit pleinement ouvert....
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Certains tentent de comprendre.
Humanité abîmée sous le règne d’aucune loi Certains tentent de comprendre, bien souvent en vain Le sens de leur vie et de leur présence ici-bas. Philosophant jour après jour, mais sans grand entrain D’absurdes parce que, d’improbables pourquoi, Toujours...
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Le truc
La dame pousse. Le père meurt. Le truc crie. L’errance traumatique débute dans un constat intolérable. Le quotidien d’un bébé est principalement une histoire de pisse et de lait. Cependant la douceur des caresses maternelles et des peaux d’adultes, effleurées...
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Pluie froide et orages du jeudi 15 Juillet.
Tout se bouscule, mais rien ne bascule. En moi, au dehors de moi. Je vais donc à la pluie. Contre le rebord de ma fenêtre, assis, je contemple les bruits sourds qui s’éclatent contre le bitume des rues là-bas. Tout est beau. Derrière moi le son de l’Oud....
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A la chaîne.
Cartons sur cartons sur cartons. Travail à la chaîne. La tâche épuise, le dos s’écrase. L’autre s’applique à bien les placer sur les bords des palettes en bois, les cartons, il est minutieux comme s’il devait poser son nouveau train en plastique sur les...
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Rythmique des deux vierges
Cheveux devant le Visage, Tous deux Clairs, Les yeux posés sur moi Tandis que je caresse ses seins Et que je goûte ses Lèvres Sa Langue Son nez, et Que je me pose contre sa nuque pour la Respirer, Pour inspirer L’entièreté De son être Et en emplir mon...
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Rythmique misérable
Sous-marque de coca Fromage râpé et pain et tranches de poulet premier prix Pour les croque-monsieur Et biscuits au chocolat premier prix aussi Et sucre et lait et papier toilette et carottes râpés C’était des petites courses à Trente euros Et nous avions...
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Le vide (lettre à E.)
Début, fin, tout s'inverse. Finalement je t'écris du jour. Le soleil se lève, je me couche. C'est dans mon désordre des choses. Je me regarde regarder, je m'écouter parler, je me relis, et j'ai l'impression de jouer à la poupée. Non, écoute, ce n'est...
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Un rêve de quelque chose (1ère et 2ème partie)
M iel, je dois passer voir Zinedine, mon oncle, et ma tante. Frisson, j’y vais, il fait nuit. J’y vais, je me tiens les bras, le dos courbé, et j’avance comme si j’avais froid. Il ne fait pas froid. Gouttes, j’avance indifféremment. Funérarium. Briques...
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Essai sous la fièvre
Vivant, l’essentiel est autre L’essentiel tient du délire (le délire est essentiel) et la folie est un paradis chronométré Le délire –se baigner dans la terre, se traîner dans la boue – l’essentiel – se noyer pour le plaisir d’exploser au-dedans, et d’emmener...
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Qui monte
Parfois aux prémices du jour qui se lève, tandis qu’endormie sur le coté tes cheveux se mettent subitement à briller au rythme des étirements du soleil, et qu’alors l’aspect entre lait et miel de ta peau se dore lentement dessous ton expression tranquille...
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Un dialogue grandiose que nos mots importunent
Nous sommes un autre jour. Un autre jour nous est. J'organise chez moi une petite et grande soirée. La jeunesse est de sortie, espérée, inspirée. Elle a amené ses djembés, ses guitares connectées et ses alcools bon marché. Elle est mieux qu'indomptable...
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Prose à la Pomme
Ce que je sais, Eve n’est pas née d’une côte percée d’Adam Mais d’un french-kiss passionné avec le serpent. Filles et fils d’Adam sont tou(te)s né(e)s de sa dernière pluie Et Eve balaie dans son Jardin les feuilles mortes de l’ennui. Ce que je crois,...
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Lettre à C. (1): Les chiffres du langage / A l'ombre des Cyprès
Jolie C., 1. Autour partout, aujourd’hui , c’était la pluie. J’en reviens. C’est agréable, la pluie, la nuit. Le bruit aussi. Les gouttes martèlent contre la vitre de ma chambre à l’heure où je t’écris. Dehors, c’est comme un cœur qui ne s’arrêterait...
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Rythmique du Ciel
Le ciel est Bleu Du monde. Bleu De vie De Sans art D’au dessus de tout Ça. Si haut Qu’il n’est même plus Haut. Le ciel Dépasse notre vision On ne peut pas le prendre Dans ses bras Même pour faire Semblant. Le ciel est Au dessus de tout Au dessus de tous...
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Le Printemps
Voilà qu’arrive le printemps. Une heure de gagnée ? De perdue… ? Je ne sais plus. Qu’importe : le temps s’allonge de lui-même, comme une érection des heures, des secondes. La temporalité se renforce et s’étourdit, qui s’en vient laisser au quotidien la...
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3 jours de Beauté et de Massacre (1)
C'est aujourd'hui juillet, j'avance dans l'âge, et la vie stagne. Elle est encore, aujourd'hui comme dix hier, l'histoire de cent nuques croisées, de mille beautés éparpillées sur des épaules, des lèvres, des jambes, sur une infinité de grâces dispersées...
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Le futur sourire que tu portes en toi (lettre à J.).
Cœur de là-bas, Je me souviens très bien, ma J. à moi, la première et dernière fois que tu m’as annoncé comme maintenant « un heureux événement », puisque c’est ainsi qu’on nomme la chose, puisque la chose est si difficile à nommer. Je remarque qu’il...
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Prier, Jamais, Libre.
1. Prier. Pénétrons une femme et voyons. Des projets et du lait. Des larmes et du savon. Des bouquets violés de gentiane et des vapeurs hâlées de printemps blonds. Des transfusions de menthe fraîche, de globules roses, et des rires en forme de cercle....